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Les 10 auteurs 2018-2019

04.09.18

Ils ont entre 20 et 44 ans. Ils partagent cette passion de l’écriture et des livres. Voici les 10 auteurs sélectionnés pour ce deuxième volet du programme de soutien...

 

 

Manuela Ackermann-Repond, Marly/née à Charmey (Fribourg), 44 ans

Créer,  inventer,  rêver,  m’immerger  dans  les  mots,  les  miens,  ceux  des autres, dessiner, fabriquer des objets de mes mains. J’ai toujours eu besoin de m’extraire du quotidien d’une façon ou d’une autre. L’écriture est mon univers de prédilection, elle révèle ma personnalité à mon insu. On me dit souriante, imaginative, accueillante, conciliante et souple. Introvertie mais sociable, timide mais chaleureuse. Curieuse d’apprendre, aimant partager. Les pieds enracinés dans ma terre fribourgeoise et la tête perdue dans les nuages.  Mon  travail  d’enseignante  en  activités  créatrices  me  permet d’exprimer un autre type d’imaginaire, plus artisanal.

  • Premier roman : La Capeline écarlate, éditions Slatkine, 2017
  • « Aube vive » (nouvelle), in Noir et Blanc, éditions Hélice Hélas, 2016

 

Timba Bema, Ecublens (Vaud)/né à Douala (Cameroun), 40 ans

Je suis né au quartier Bali à Douala au Cameroun, dénommé Bell Town à l’époque du protectorat allemand au début du 20e siècle. Très tôt mon imaginaire est nourri par les légendes de la culture Douala, ainsi que par le sens tragique de l’histoire, à travers la pendaison par les Allemands de Rudolf Douala Manga Bell, alors roi de Bell Town, qui m’était contée, le soir sur la véranda, par ma grand-mère. Une après-midi que je jouais au football avec mes amis au Parc des Princes, l’ancienne cour des rois Bell, je pénètre, courant derrière le ballon qui avait été envoyé là par un tir puissant, dans les ruines du palais construit par le roi Alexandre Douala Manga Bell, que l’on disait hanté. Je suis saisi par cette expérience qui, avec le temps, me fait prendre conscience de la nécessité de conserver les traces du passé. En 2001, je quitte le Cameroun pour Nantes. Après avoir séjourné deux années à Paris, je vis et travaille depuis 2007 à Lausanne. Je suis auteur de poésie, de nouvelles, de romans, et je participe à plusieurs magazines littéraires et associations, dont Tulalu et SLAAM.

  • Les seins de l’amante (poème), éditions Stellamaris, 2018
  • « Idabato » (nouvelle), in Tourbillon, éditions Encre Fraîche, 2018
  • « La femme du chemin, Etre personne et Sous la pluie » (poèmes), in Best New African Poets 2017 Anthology par Tendai Rinos Mwanaka, Langaa RPCIG, 2018

 

Alexandra Cinter, Lausanne (Vaud), suisse et italienne, 38 ans

Le chant et l’écriture sont pour moi le moyen d’explorer et de dire ce qu’il y’a derrière le monde, dans le secret des pensées, du corps et des émotions. Ce que je ne peux pas exprimer dans une conversation à cause des codes, des mœurs, des impératifs du moment, j’éprouve la nécessité de le dévoiler en écrivant, en chantant, dans une langue et un espace-temps dédiés. Avec cette utopie, sans doute : être en permanence au plus près de soi et des autres. J’aime également ne pas résoudre les paradoxes et voir cohabiter en un seul être des identités multiples.

  • Premier roman : Vingt-deux, Rue des Capucines, Les éditions de l’Hèbe, 2018

 

Chloé Falcy, Lausanne/née à Morges (Vaud), 27 ans

Née en 1991 à Morges, j’ai été piquée par la fièvre des livres depuis toute petite. Enfant, je  dévorais tout ce qui me tombait sous la main, puis me suis prise à raconter mes propres histoires, même à l’école, où j’écrivais des récits cachés sous mes cahiers. Cette passion de toujours m’a poussée à choisir un cursus en Lettres à l’Université de Lausanne. Mais la plume me démangeait tant que j’ai interrompu mes études pendant une année pour écrire Balkis, mon premier roman, récompensé par le Prix littéraire Chênois 2017. Désormais titulaire d’un Master en anglais et en italien, je me partage entre trois personnalités aussi enrichissantes les unes que les autres: médiatrice culturelle à la Collection de l’art brut, chargée de rédaction aux Editions Loisirs et Pédagogie et écrivaine.

  • Premier roman : Balkis, PEARLBOOKSEDITION, 2017 (Prix littéraire Chênois 2017)
  • « La plus belle chanson du monde », une joute collective, éditions Cousu Mouche, 2018

 

Adrien Gygax, Crissier/né à Mont-la-Ville (Vaud), 29 ans

Adrien Gygax est un enfant du Pied du Jura façonné par la bise et les brouillards du village de Mont-la-Ville. Pas forcément très intelligent, il est un élève moyen et peu apprécié de ses professeurs. De raclette en raclette, il parvient à rejoindre la Faculté des Sciences Sociales et Politiques de l'Université de Lausanne où il continue à démontrer ses limites. Tour à tour caissier, loueur de camionnettes, compteur de voitures et joueur de poker, il obtient un Master en Psychologie Sociale en 2013, avec mention « coup de chance ». Il devient dans la foulée responsable marketing et consultant pour une PME veveysanne, sans aucun rapport avec ses études. Incapable de lire un livre, il se tourne vers l’écriture en 2015, suite à un voyage en Macédoine et à Istanbul. En résulte Aux noces de nos petites vertus qui sort en 2017 au Cherche midi Editeur. Depuis, Adrien Gygax a fait un tour du monde, essayé de confectionner un deuxième livre et décidé de se consacrer plus sérieusement à l’écriture. Il aime Paris, l’absinthe, le soleil et Barbara.

  • Premier roman : Aux noces de nos petites vertus, Cherche midi Éditeur, 2017

 

Julie Heger, vit à Lausanne, a grandi à La Chaux-de-Fonds (Neuchâtel)/née à Blumenstein (Berne), 20 ans

J’ai vingt ans, j’étudie à l’Université, j’ai grandi dans une petite ville, mes parents sont séparés, j’ai une grande sœur, j’aime la littérature, j’écris. J’ai vingt ans, je trouve que c’est déjà beaucoup, j'ai peur de vivre parce que j’ai peur du temps, je me sens souvent en marge, c’est banal, j’écris et l’écriture me presse. J’ai vingt ans, je suis à la recherche de quelque chose, je ne sais pas où ça se trouve, peut-être dans les mots, peut-être dans la seconde, je veux trouver le Mieux. J’ai vingt ans, j’ai encore à dire. Les ruptures me préoccupent. Ce que l’on s’inflige, je trouve cela extrêmement violent. Le concept m’échappe. Ça, cette virulence, je veux l’écrire.

  • « Le syndrome de l’âme désenchantée » (nouvelle), in Prix Interrégional Jeunes Auteurs (PIJA) 2018, Anthologie suisse, Les éditions de l’Hèbe, publication, 2018
  • « La ligne huit de l’autobus de Caen » (nouvelle), in Revue Archipel 2018

 

Aline Jeannet, Chernex (Vaud)/née Genève, 40 ans

Née en 1978 à Genève, j’ai étudié les sciences sociales à Lausanne dans une champêtre université au bord du lac pourvue d’ânes et de moutons, des vrais. L’herbe étant décidément toujours plus verte ailleurs, je me suis fait les dents à Bruxelles et j’ai vadrouillé en Asie, en Océanie. J’ai appris à travailler parmi les musées, au théâtre, à la télévision, entre collections, communication et programmation. J’ai repris les études parce que rien ne vaut la vie d'étudiant. Je suis aujourd'hui documentaliste photo et vidéo à Lausanne. Ma maman m’a transmis sa sympathie pour la science-fiction. À Bruxelles j’ai attrapé un goût éclectique pour la BD. Mais je lis plein d’autres trucs.
Qu'est-ce que j'écris ? Des nouvelles, des poèmes, des textes courts parce que j’aime bien
condenser et que j’écris dans le train, entre Montreux et Lausanne. Le principe peut être celui
d’une collision entre deux personnages, de laquelle on ne sait pas vraiment qui ressortira vivant. J’aime travailler les esprits perchés et, hérédité oblige, je ne crache pas sur le fantastique et l’anticipation.

  • Premier roman : Impuissant vs insoumis publié, ELP éditeur, 2009
  • « Petit caillou » (nouvelle dans le cadre du Prix de l’Ailleurs), in Et si l’humanité devenait numérique, éditions Hélice Hélas, 2018
  • Personne n’entend (poèmes), ELP éditeur, 2018

 

Violette E. Mandry, Constance/née à Genève, 26 ans

Violette E. Mandry : personnage non-binaire (oxymore) – ni homme, ni femme, car en constante métamorphose. Dur-e à queer à l’humour suspect. Mélange de fleur, dandy, oiseau. Attrait obsessionnel pour les mots et les figures de style ; goût pour l’imitation picturale de la nature. Polyglotte. Forte tendance à déménager (au sens propre comme au figuré). Allégorie de l’horror vacui à la façon façade d’église baroque. Passion naïve pour la philosophie et fascination pour le merveilleux dans l’infiniment petit. Variation en chair du Theatrum mundi. Ambition générale : faire de sa vie une grande expérimentation. Depuis la plus tendre enfance, bercé-e par Charles Baudelaire pour qui « le beau est toujours bizarre ». Forte attirance pour les expériences synesthésiques. Aspect : échevelé-e, chaussettes insectes, chemise à motifs et blaser noir. 

  • « Numismatique » (nouvelle), in Tourbillon, éditions Encre Fraîche, 2018
  • « Le soleil passe son bras par la fenêtre » (conte), in Contes pour éveiller l’âme, éditions La Source Vive, 2017
  • « Le monologue du mort  (nouvelle)», in Même jour, même heure dans dix ans, éditions Encre Fraîche, 2014

 

Jérôme Plattner, Vevey (Vaud), 44 ans

Puisque je ne saurais ni me dessiner, ni me sculpter, je vais essayer de vous brosser mon portrait en quelques lignes seulement. En pleine fleur de l’âge, le ciel a finalement voulu m’accorder une première parution dont les thèmes sont le courage et la résilience qui nous manquent parfois pour atteindre nos rêves, trop souvent et trop vite, enfouis par le renoncement. En quelques mots, je dirais que le modeste employé de banque que je suis, a su s’inspirer de deux vertus, l’envie et la persévérance, pour surmonter le doute et les écueils cheminant à la publication. Sans pour autant me considérer comme un « outsider » de l’existence, je pense enfin avoir trouvé ma place et mon équilibre vital grâce à cette écriture. Alors, que vive la littérature !

  • Premier roman : Akron, éditions de Mon Village, 2018

 

Jade Sercomanens, Nyon (Vaud)/née à Genève, 27 ans

Le 13 novembre 1160, Adèle de Champagne devint la troisième épouse du roi Louis VII. Le 13 novembre 1486, naquit Johannes Eck, qui s’est élevé contre Martin Luther à l’aube de la Réforme  protestante.  Le  13  novembre  1872,  fut  peint  Impression,  soleil  levant  par  Claude Monet. Le 13 novembre 1991, à 1h06 du matin, poussa ses premiers cris, à l’Hôpital de la Tour, à Meyrin, une petite fille en avance, mais sortie à renfort de forceps par un obstétricien pressé.  On  peut  faire  dire  ce  que  l’on  veut  aux  dates,  mais,  à  présent  historienne,  je m’intéresse en partie aux reines de France et à la Réforme…J’ai vécu enfant non loin de la maison de Monet à Giverny et c’est l’un de mes peintres préférés. On peut faire dire ce que l’on veut aux dates…Mais ce qu’on leur fait dire révèle un pan de nous. La petite fille, ayant appris  sa  leçon,  a  maintenant  une  légère  tendance  au  retard  et  ses  premiers  cris  se  sont transformés en un amour des mots et de la parole.

  • « Eugénie » (nouvelle,  lauréate  du  Prix  du  Jeune  Ecrivain 2018), in Atterrir sur le nuage  jaune  et  autres nouvelles, Buchet-Chastel, 2018
  • « Sophia » (nouvelle, premier prix dans la catégorie 20-25 ans du concours littéraire pour les jeunes auteurs 2013),  in Même jour,  même  heure,  dans  dix  ans, éditions Encre  Fraîche, 2014

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