Coup de projecteur sur…

Cinq auteurs romands en tournée au Québec !

 

Cinq auteurs romands s'envolent vers le Québec dans le cadre d’échanges organisés par la Fondation pour l'Ecrit, programmatrice des scènes du Salon, avec le soutien de Pro Helvetia. Max Lobe et Guillaume Rihs participent au Festival international de la littérature (FIL) à Montréal, tandis que Florian Eglin, Corinne Jaquet et Quentin Mouron sont les hôtes du festival Québec en toutes lettres, à Québec. Ces échanges s’inscrivent dans le travail de promotion de la littérature suisse entrepris par la Fondation pour l'Ecrit. 


12.07.2016 - Préparons la rentrée et célébrons la richesse de la littérature suisse, les 23 et 24 septembre prochains, à la Médiathèque Valais - Sion !

Auteurs, rencontres, lectures, bouquins, dédicaces et gourmandises d’origine 100% suisse ! Le Festival du livre suisse, organisé aux Arsenaux (Sion), les 23 et 24 septembre prochains, est là pour célébrer la richesse de la littérature suisse, et particulièrement la littérature valaisanne, à l'honneur cette année.

Plus d'information sur festivaldulivresuisse.ch


16.05.2016 - Romance, poésie, romantisme au Château de Chillon les 3 et 4 juin prochains 

Que pouvait-il naître de la rencontre au bord du lac Léman de Byron avec Percy et Mary Shelley lors d’un été sombre et pluvieux et de la rencontre du lac et des Alpes sur fond de Château de Chillon ? Le romantisme, pardi ! Vendredi 3 et samedi 4 juin, Lorraine Fouchet, Célia Houdart, Diane Brasseur, Pauline Flepp, Emily Blaine, la star de la collection Harlequin, ou le poète jurassien Alexandre Voisard seront au rendez-vous du Festival du livre romantique organisé au Château de Chillon. Ateliers, débats, poésie et une librairie éphémère sont au menu de ces deux jours qui noirciront les marges de l’exposition célébrant le bicentenaire de la visite du poète anglais sur les rives du Léman.

Vendredi 3 juin, écoutez, Eleona Uhl, Denise Mützenberg, créatrice des éditons Samizdat, ou Pascale Mela, directrice du festival « Autour de Mme de Staël » à Coppet ! Samedi 4 juin, rencontrez Lorraine Fouchet qui parlera d’amour, de passion et des mots pour le dire, Célia Houdart, Diane Brasseur et Pauline Flepp qui débattront du romantisme aujourd’hui et Emily Blaine et Camille Adler s’interroger sur les héritiers modernes des Romantiques du 19e siècle.

Rachel Zufferey, Geneviève Morand, Susanne Dracius et Dominique Radrizzani se présenteront leur œuvre au public. Alexandre Voisard, Jacques Roman et Claire Genoux liront leurs texte tandis que Jaaq, rappeur et slammeur neuchâtelois, fera vibrer la poésie de Byron dans la cour du château, accompagné d’une contrebasse.

Retrouvez le programme complet sur festivaldulivreromantique.ch

 


02.05.2016 - Quand on aime...

Il faut donner. Il faut rire. Il faut partager. Il faut choyer. Il faut pleurer. Il faut patienter. Il faut persister. Il faut échanger.

Nul doute que le Salon du livre a su, pour cette 30e édition, provoquer des vagues de sentiments et d’émotion chez les visiteurs et les auteurs présents. La foule entourant Paulo Coelho, Andy provoquant une quasi-émeute auprès de ses fans, Christiane Taubira devant un parterre ému par sa présence et par ses mots, les Suisses plus que ravis de retrouver « leur » Joël Dicker à domicile, Oxmo Puccino électrisant son public lors d’un show-case spécial salon, un Vegan Black Metal Chef vénérant les choux de Bruxelles, les oniriques photos de Vincent Munier mêlant apaisement et envoûtement...

A chacun son souvenir, son anecdote, son visage, sa rencontre, sa signature.

Des plaisirs solitaires qui se muent en réussite globale. Vous êtes 94 000 amoureux des mots à avoir fait de cette édition une véritable réussite. Alors, merci. De votre engouement pour cette manifestation culturelle, de votre curiosité, de vos rires et vos larmes, de votre présence.

Nous vous donnons rendez-vous dans un an, du 26 au 30 avril 2017. Et comptez sur nous pour vous concocter un programme original et excitant… Digne de vous !

 


23.04.2016 - Le salon joue les prolongations vendredi !

Plus c’est long, plus c’est bon ? Qu’à cela ne tienne, le salon vous attend vendredi pour son incontournable Nocturne ! Et côté animations, vous aurez le choix !

Dès 17h15, rejoignez le Square des auteurs pour une performance rock&roll de Duja suivi d’un apéro "santé" gourmand et convivial.

A 19h, la fabrique fait entrer dans ses murs l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine (A.N.P.U.) pour une conférence absurde et follement drôle avec comme protagoniste… la ville de Genève ! Ne manquez pas l’occasion de voir votre ville sur le divan !

Pourquoi ne pas mêler polar et cuisine ? Anne Martinetti vous invite à découvrir et à déguster le secret d’un des péchés gourmands d’Agatha Christie. A 19h sur la scène du crime.

Gourmandise toujours mais…version pimentée sur la place suisse avec un débat réunissant Cléa Carmin, Daniel Cordonier et Lolvé Tillmanns. « Fais-moi mal, j’aime ça ! », ce sera à 20h15 et ça sent le martinet !

Trop occupée, comme Maître Gims, à viser le soleil, l'AJAR n'a pas remarqué que quatre années avaient passé. Trop heureuse, comme Esther Montandon, à cultiver son bonheur sous les arbres, l'AJAR n'a pas assuré sa postérité. Restent des textes… Venez ne jamais regarder en arrière sur le Cercle avec l’AJAR à 19h30.

Et clou de la soirée : le concert d’Oxmo Puccino ! Le rappeur-poète franco-malien, surnommé le «Black Jacques Brel», cisèle ses paroles comme un écrivain ses phrases. Auteur du récent album «La voix lactée», il est à l’aise aussi bien dans une salle de concert que dans un salon du livre. La preuve à 20h30 sur l’apostrophe !

 


23.04.2016 - A vos Bescherelle !

Prenez une feuille A4 à grands carreaux. Laissez une marge à gauche pour les corrections. Écrivez de manière lisible vos nom et prénom… C’est l’heure de la dictée !

Le samedi 30 avril à 15h dans la salle A du centre de congrès aura lieu la dictée de la demi-finale de l'édition 2016 du Championnat suisse d'orthographe.

Compétition ouverte à tous, elle s’organise autour de deux catégories : les juniors (de 13 à 18 ans) et les seniors (plus de 18 ans).

La finale aura lieu le weekend du 27 août, à Chamoson (VS), dans le cadre de la Fête du Livre de Saint-Pierre-de Clages.

Les futurs concurrents peuvent d’ores et déjà consulter le site www.orthosuisse.ch

Ils y trouveront toutes les dernières dictées ainsi que de nombreuses photos et pourront ainsi se préparer à affronter les subtilités de la langue française !

Bonne chance à tous !

 


19.04.2016 - Genève sur le divan, quand la ville se fait psychanalyser !

Le vendredi 29 avril à 19h, la fabrique fait entrer dans ses murs l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine – A.N.P.U – pour une conférence absurde et follement drôle avec comme protagoniste…la ville de Genève !

En effet, l’A.N.P.U s'est vue confier la délicate mission de psychanalyser le monde entier. Etape incontournable de cette tâche, Genève constitue en soi une véritable énigme dont elle a commencé à cerner les contours grâce à une enquête auprès de sa population et de ses forces vives en 2015. Toutes les informations recueillies ont permis d'y voir plus clair sur les névroses profondes qui affectent encore aujourd'hui la ville et d'envisager les traitements radicaux urbains qui s'imposent, tout ça pour qu'elle parvienne à son plein épanouissement d'ici 2100 ou 2080… Si tout se passe bien !

Comme toujours, l’équipe de l’A.N.P.U drape leur prestation de mystère… Mais il ne serait pas improbable que l’on y parle de haïku et de néons publicitaires bancaires autour du lac…

Rendez-vous donc le 29 avril à 19h à la fabrique pour une conférence désopilante agrémentée de commentaires saisissants enrichis d'images à couper le souffle présentée par Laurent Petit, psychanalyste urbain - co-créee avec Charles Altorffer, urbaniste enchanteur.

Jouissif !

Tout savoir sur l'A.N.P.U.

 


17.04.2016 - Qui se cache derrière les dessins de presse ?

Les dessinateurs de presse font partie de notre quotidien. Leurs dessins nous font rire, réfléchir ou nous choquent, mais, grâce au regard différent qu’ils portent sur l’actualité, ne nous laissent jamais indifférents.

Nous connaissons de ces femmes et de ces hommes leur coup de crayon, leur signature, parfois, leur visage. Mais ce dont on se rappelle le mieux, c’est leur mordant, leurs messages ou leur sens comique !

Le livre Les dessinateurs de presse en Romandie propose de découvrir les personnes qui se cachent derrière ces dessins, donnant une réelle plus-value à nos journaux. Qui sont-ils? Quels sont leurs parcours? Comment travaillent-ils? Comment jonglent-ils avec le fil incessant des nouvelles?

Aucun d’entre eux n’aurait imaginé devenir dessinateur de presse, et pourtant…

Thierry Jehotte, auteur et fondateur des Editions d’Acôté Sarl, leur a donné la parole afin qu’ils se racontent et évoquent leur passion pour le dessin, la presse, et leurs lecteurs.

Un livre dont le contenu vous amusera sans nul doute et vous surprendra parfois !

Rendez-vous sur le stand des Editions D’Acôté pour des séances de dédicaces le vendredi 29 avril de 16h à 18h et le samedi 30 avril de 10h à 12h puis de 14h à 16h.

 


13.04.2016 - La littérature dans tous ses états sur le Cercle !

Cette année encore, le Cercle propose une programmation riche et variée mettant en lumière les acteurs du livre genevois.

Entre rencontres, dédicaces, débats, ateliers… Présentation de deux temps forts qui vous entraîneront de la Suisse au Chili !

Le mercredi 27 avril à 15h15, Marthe Keller raconte Pablo Neruda, via un spectacle poétique et musical imaginé par Vincent Prezioso « Je demande la permission de naître ». Vous découvrirez certaines des plus belles pages écrites par le grand homme de lettres chilien (Prix Nobel de Littérature en 1971). Elle livrera un extrait de ce spectacle, accompagnée par des musiciens latino-américains, et vous invitera dans l’âme fougueuse, amoureuse, tendre et passionnée du poète à travers son regard sur l’homme et ses tourments, sur ce 20ème siècle si mouvementé, sur la beauté, sur la vie, sur l’amour, sur la mort, ainsi que sur la guerre. La performance sera suivie d’une discussion menée par Stéphane Thiébaud.

Le collectif d’écrivains et de musiciens Bern is überall investit le Cercle le samedi 30 avril à 16h pour déclamer leurs textes ou leurs « spoken words » sous forme de performance artistique. Né à Berne il y a une dizaine d’années, Bern ist überall réunit quelques-unes des plumes — ou des voix — les plus singulières de la littérature suisse qui se moque bien du Rideau de rösti et de toutes les barrières linguistiques. Célébrer la langue, célébrer toutes les langues, celles de ce pays bien sûr mais pas exclusivement, c’est toute l’ambition de ce groupe qui tourne régulièrement sur les  scènes alémaniques et multiplie les prix littéraires. Pour Bern ist überall, la littérature est une fête, un feu  d’artifice, un festival de la mixité des langues et des expressions. Avec Laurence Boissier, Ariane von Graffenried, Antoine Jaccoud et Michael Pfeuti.

 


07.04.2016 - La tournée des Prix suisses de littérature fera une halte au salon 

L’Office fédéral de la culture a décerné en février dernier, pour la quatrième année consécutive, sept Prix suisses de littérature. Les lauréats 2016 sont Giovanni Fontana, Massimo Gezzi, Yves Laplace, Antoinette Rychner, Ruth Schweikert, Monique Schwitter et Leta Semadeni.

Six d’entre eux seront présents au Salon du livre, sur la place suisse, du 28 avril au 1er mai à 16h pour dialoguer avec Jean-Philippe Rapp.

Le 28 avril, assistez à une conversation entre Leta Semadeni (Tamangur, 2015) et Ruth Schweikert (Wie wir älten werden, 2015).

Le 29 avril, Antoinette Rychner présentera son ouvrage Le Prix (2015).

Le 30 avril, Giovanni Fontana (Breve pazienza di ritrovarti, 2015) échangera avec Massimo Gezzi (Il numero dei vivi, 2015).

Enfin, le 1er mai, Yves Laplace viendra parler de son roman Plaine des héros (2015).

 


04.04.2016 - Un anonyme au salon 

Un visage caché derrière un masque style « Anonymous » (la petite barbichette en moins) et un corps si drapé de noir qu’il ferait pâlir d’envie le tueur de « Scream ». Il s’appelle Mr Anonyme et il vous interpellera sans nul doute durant le Salon du livre !

Cet écrivain mystère est l’auteur de la nouvelle saga High Fantasy Mystria, concept littéraire ludique et novateur. Il propose, en effet, à ses lecteurs de découvrir sa véritable identité en résolvant toutes les énigmes qui sont disséminées dans la saga entière.

Le premier qui déchiffrera le mystère remportera l’unique exemplaire au monde de l’Artbook de la saga…. Envie de jouer ? Venez à la rencontre de Mr Anonyme les cinq jours du salon !

 


29.03.2016 - L'HES-SO, un stand qui mêle formation et expositions 

La HES-SO Genève peaufine son stand facilement repérable grâce à une borne miroir géante ! Impossible de manquer l’espace dédié à cet acteur fondamental du tissu économique, social et culturel genevois qui regroupe pas moins de six hautes écoles.

Des étudiants renseigneront les jeunes sur les 46 filières Bachelor et 20 filières Master dans les domaines Ingénierie et Architecture, Economie et Services, Design et Arts visuels, Musique et Arts de la scène, Santé, Travail social, ainsi que sur l’offre en formations continues.

Ce stand mettra également à l’honneur des animations étonnantes proposées par les écoles HES genevoises. Ces réalisations reprennent les expositions qui jalonneront le Grand Genève du 28 avril au 30 juin 2016 dans le cadre de l’Evénement HES « Frontières et urbanité » et dont l’objectif est d’interpeller, surprendre et permettre aux habitants de porter un nouveau regard sur leur environnement.

Miroirs - Comment réfléchir sur les limites de notre territoire ?

De Nyon à Thonon-les-Bains, 25 bornes-miroirs géantes dessinent le territoire du Grand Genève, sautant les frontières cantonales ou nationales. Elles surprennent, interpellent, réfléchissent et font réfléchir sur les frontières et l’urbanité. L’ensemble constitue un parcours à la fois ludique, artistique et informatif, dont les visiteurs sont invités à la réflexion autour du thème « Frontières et urbanité ».

Regards - Un point de vue virtuel décalé sur un environnement urbain familier.

Les images à 360° créées par l’équipe du groupe MIP (modélisation informatique du paysage) d’hepia invitent à découvrir une vision poétique, surprenante et parfois inquiétante du « vivre en ville » dans des lieux traversés chaque jour sans ne plus vraiment les regarder. « Regards » estompe les frontières entre le laid et le beau, la nature et la ville, le vrai et le virtuel, le visible et l’invisible et nous propose un autre angle de vue sur nos réalités quotidiennes.

GEoTweet - Découvrir le portrait virtuel du Grand Genève en 140 caractères…

…  Grâce à l’analyse de plus de 2'300’000 tweets émis sur le territoire de l’agglomération franco-valdo-genevoise ! Comment expliquer la société du Grand Genève au travers des réseaux sociaux ? Les frontières géopolitiques deviennent virtuelles dans le monde de Twitter, et c’est ce que prouve l’application « GEoTweet » en identifiant les frontières linguistiques mouvantes sur le territoire. En temps réel ou sur une plus longue période, c’est un voyage à travers la Tweetosphère : on parle allemand, français, anglais, russe ou portugais à des moments et à des endroits différents, du salon de l’auto au Paléo !

 


17.03.2016 - La CICAD annonce sa programmation en vidéo

C’est à travers un teaser vidéo que la CICAD dévoile, cette année, son programme riche et varié.

Quinze tables rondes, 18 ateliers pédagogiques, cinq ateliers culinaires, un espace dédié à la jeunesse et une librairie présentant pas moins de 150 ouvrages : la CICAD offre à ses visiteurs, pour la troisième année consécutive, un stand ouvert au dialogue et à la réflexion avec comme objectif de lutter contre l’antisémitisme et les préjugés.

Parmi les 80 intervenants, à noter la présence exceptionnelle de Claude Lanzmann qui viendra présenter et dédicacer son ouvrage Le Dernier des injustes le mercredi 27 avril à 17h30.

 


10.03.2016 - Le salon s'affiche

A chaque édition, le salon met un point d’honneur à faire twister les codes de la communication pour créer des campagnes inspirées et un poil impertinentes. Cette année, avec l’appui de l’agence trivial mass production, le salon s’est amusé à détourner l’esprit d’Instagram pour mettre en lumière ses scènes propres ainsi que sa grande exposition « Le monde de Paulo Coelho ». Chaque affiche s’habille ainsi d’une photo décalée, d’un filtre et de hashtags pour un message final impactant qui devrait marquer les esprits !

Ce n’est pas parce que le salon célèbre sa 30e édition qu’il se fait trop vieux pour s’amuser avec les réseaux sociaux ! #pasuneride #passioncréa #campagnedéjantée

Bientôt déclinées dans les médias et en ville, ces onze affiches sont d’ores et déjà téléchargeables ici >>

 


03.03.2016 - Une princesse malpolie pour un projet humain!

Une princesse malpolie au salon ? On dit oui et deux fois oui ! Illustré par Debbie Scott, le conte La princesse malpolie raconte l'histoire d'une princesse qui ne se sent pas chez elle dans un royaume trop ordonné. Elle décide alors de partir à la recherche d’un endroit qui lui ressemblerait, un royaume un peu fou dans lequel elle se sentirait enfin à sa place. Elle embarque alors sur le bateau d'un pêcheur baroudeur, et rencontre tour à tour une sirène, une baleine, un ogre et puis la lune, qui vont un peu venir contrarier ses ambitions…

Derrière des expressions drôles et une histoire passionnante, ce livre traite des notions de normalité et de différence. Deux thèmes à aborder avec les enfants dès leur plus jeune âge. Et qui résonnent justement avec l’histoire des auteurs de ce livre truculent, La Compagnie Bruits de Couloir. Collectif d'artistes en herbe, installé au foyer d'accueil médicalisé de la Fondation Cognacq-Jay, il a écrit ce conte en 2015, afin de faire profiter les lecteurs de son univers féérique, créatif et étonnant.

Se sentir différent, chercher sa place dans un monde très normalisé, souhaiter prendre le large pour exister… Autant de parallèles entre l’histoire de cette princesse et celle des membres de la Compagnie qui réussissent le pari d’allier rêverie et réflexions chez les petits comme chez les grands !

L'illustratrice Debbie Scott sera présente tous les jours sur le stand C337, pour des séances de dédicaces.

 


26.02.2016 - La fabrique, la création en colorama !

Réjouissez-vous ! La fabrique revient au salon sous un format encore plus délirant ! Véritable appartement de sept pièces, l’espace 100% interactif et participatif va vous en faire voir de toutes les couleurs ! Chaque lieu de vie sera habillé de sa teinte, de son mobilier et proposera une activité d’expression personnelle et de création différente.

Petit tour du propriétaire : bleu sera le salon/bibliothèque dédié aux haïkus, forme poétique japonaise ; la cuisine orange vitaminée, temple de la nourriture, sera le lieu idéal pour partager votre plat préféré ou votre recette de famille ; le placard, gris, vous invitera à le redécorer à votre guise.

Les toilettes, de noir vêtues, vous pousseront à écrire au stylo sur du papier toilette l'un de vos secrets…  Rose pimpant, la salle de bain et son miroir sans tain vous transformeront en Narcisse moderne : place aux selfies ! La chambre d’enfant, toute verte, sera dédiée aux super-héros : et vous ? Qui était le super-héros de votre enfance ? De quel super pouvoir aimeriez-vous être doté ? Septième et dernière pièce, la chambre parentale sera aux couleurs de la passion. Rouge. Au cœur de ce cocon ultime de l’intimité, laissez une trace écrite de vos fantasmes…

 


18.02.2016 - Qui êtes-vous Margaud Liseuse?

Créatrice et animatrice du nouvel espace young adult, Margaud est une booktubeuse à l’origine de la chaîne YouTube Margaud Liseuse. Officiellement libraire de 25 ans, fan de pâtisserie et de thé, Margaud serait en fait un « renard-licorne ». Le ton est donné. Bienvenue dans l’univers fantasque et fantaisiste d’une passionnée d’une littérature très en vogue chez les jeunes !

Cette rousse flamboyante partage régulièrement sa passion pour la littérature sur son blog et, en live, sur sa chaîne YouTube qui compte près de 30 000 abonnés ! Au menu : coups de cœur et déceptions, billets d’humeur teintés d’humour et tranches de vie. Des chroniques littéraires différentes et dont raffolent toute une génération de lecteurs.

Le temps du salon, Margaud quitte son univers 2.0 en amenant avec elle ses auteurs préférés et sa communauté pour des lectures, des discussions ainsi que des meet-up avec d’autres booktubeurs. Fan ou curieux, rejoignez la planète young adult et laissez-vous ensorceler par un phénomène qui ne compte pas vieillir !
 


12.02.2016 - Quand la Belle Province rend visite au salon.

Qu’ont en commun Patrick Senécal, Monique Proulx, Jean Désy, Marie Laberge et François Lévesque ? Une plume, certes. Mais une plume québécoise !

Ecrivains connus et reconnus en leur province, ils nous font le plaisir de compter parmi les prestigieux invités 2016.

Patrick Senécal est parfois surnommé le Stephen King québécois. Son crédo ? Le fantastique et l’horreur. Monique Proulx jongle entre romans, scénarios et nouvelles. Jean Désy, poète, médecin et nomade signe des romans profondément humanistes. François Lévesque est à la fois auteur, critique cinéma et journaliste culturel. Il entraîne ses lecteurs dans des romans noirs, fantastiques ou policiers. Quant à Marie Laberge, grande amie du Salon du livre, elle est une figure incontournable du monde littéraire québécois !

Admirateurs ou néophytes, vous aurez cinq jours pour (re)découvrir ces cinq écrivains et vous laisser transporter dans les univers singuliers qui font la richesse du « label québécois » !

 

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La Médiathèque Valais – Sion accueille le premier Festival du livre suisse

...les 23 et 24 septembre à Sion

Après le Festival du livre romantique à Chillon les 3 et 4 juin derniers, c’est la littérature suisse qui sera célébrée au coeur de la capitale valaisanne les 24 et 25 septembre prochains. 

En coproduction avec la Fondation pour l'Ecrit, la Médiathèque Valais – Sion accueille dans ses nouveaux locaux un festival exclusivement dédié à la littérature suisse afin de découvrir ou redécouvrir son infinie richesse. Des écrivains de toutes les régions linguistiques de Suisse et de toutes les générations, avec un accent particulier mis sur les auteurs valaisans, seront présents pour dialoguer avec le public et dédicacer leurs ouvrages. La programmation mêlera débats, séances de dédicaces, tables rondes, lectures, ainsi que des ateliers pédagogiques pour les enfants et les classes en présence de dessinateurs, de conteurs et d’auteurs de bande dessinée.

Une librairie éphémère proposera en outre une large sélection de littérature suisse. 

Après les grandes lectures de l’été, voilà qui permettra de remplir les bibliothèques pour l’automne et l’hiver !

Plus d'informations sur festivaldulivresuisse.ch

Le Festival du livre suisse est produit par : 


et organisé par :

Salon du livre et de la presse Genève

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Espace exposants

Réservez votre stand au prochain Salon du livre dès maintenant !

Inscriptions 2017

Afin que le Salon du livre et de la presse reste l’événement porteur de l’Ecrit en Suisse romande, votre présence est indispensable.

Nous vous proposons :

  • une couverture médiatique élargie en Suisse et France voisine
  • des outils de communication qui vous accompagnent avant et pendant le Salon
  • d’organiser avec vous l’accueil de vos auteurs et VIPs
  • un programme de conférences dédié

Gagnez du temps ! Inscrivez-vous directement en ligne » 

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Vous pouvez également télécharger la demande d’admission (version française/English version) et nous la retourner par fax, email ou poste.

Consultez le règlement d’exposition (version française/English version).

Vous en voulez plus ? Lisez les Potins du Salon » (.pdf, 2 Mo)

 

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Le salon hors les murs

Trois festivals, trois thèmes, trois dates ! 

Le Festival du livre romantique à Chillon les 3 et 4 juin, le Festival du livre suisse les 23 et 24 septembre à Sion et le Festival du polar, les 18 et 19 novembre.

Ces rencontres vivantes autour du livre invitent, du vendredi matin au samedi soir, écrivains et visiteurs à se retrouver dans des lieux aux décors choisis, particulièrement adaptés aux thèmes. Programmation culturelle, rencontres, librairies spécialisées, activités dédiées à la jeunesse et aux scolaires... c'est cet assemblage événementiel déjà largement plébiscité par les visiteurs du Salon du livre de Genève qui est désormais proposé aux lecteurs romands lors de ces festivals.

 

Les festivals sont produits par : 


et organisés par :

Salon du livre et de la presse Genève

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Retour sur le programme du 30e Salon du livre

Découvrez les quelque 1'000 animations renseignées à ce jour - scrollez sur la liste des auteurs présents, parcourez l'agenda du salon, inspirez-vous des expositions proposées, organisez votre visite !

La 30e édition du Salon du livre et de la presse de Genève est marquée d'événements forts : la présence d'auteurs phares comme Yann Queffélec, Raphaël Mezrahi, Nancy Huston, Alain Mabanckou, Audrey Pulvar ou Joël Dicker, des expositions passionnantes "Le monde de Paulo Coelho", "Titeuf par la bande", "Vincent Munier, photographe de l'Arctique", "Peut-on rire de rien?" de Vigousse, des remises de prix, dont le Prix du salon, le Prix du public de la RTS, le prix Kourouma, mais aussi des journées gratuites de rencontre et d'échange dédiées aux professionnels du monde de l'édition, du livre et de l'écrit. Salon, festival, sommet professionnel, découvrez le Salon du livre sous toutes ses coutures ! 

Accédez aux événements »

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Concours photo

« Mon livre du moment » (du 19 au 24 avril 2016)

Le concours est désormais terminé !

 

Les prix

1er Prix – À choix : une rencontre exclusive VIP avec @margaudliseuse
OU
un pass VIP pour toute la durée du Salon du livre et de la presse de Genève 2016
 
2ème Prix – 3 livres (actualités littéraires) de vos auteurs préférés présents au Salon du livre et de la presse de Genève 2016
 
3ème au 10ème Prix – 8 x 2 entrées au Salon du livre et de la presse de Genève 2016
 
En participant, vous acceptez le règlement du concours complet, disponible en cliquant ICI »
 

Les gagnants

1er Prix :
@alx.chv
LE LIVRE DES BALTIMORE Après avoir lu le premier, j'ai pas pu résister à lire le deuxième et il est vraiment génial ! En plus d'un auteur Suisse que demander de plus !!!! Bon maintenant je vais aller ranger... @joeldicker#concourslivregeneve



2ème Prix :
@ voyage.a.travers.les.mots
La lecture est une réelle gymnastique de l'esprit!. Sur cette photo, je suis en train de lire (difficilement, je vous l'accorde) "La vérité sur Alice" de @authorjenmathieu. J'ai choisi ce livre (même si on ne le reconnaît pas) car c'est un livre qui a une histoire forte qui me touche énormément ! #Pauline#concourslivregeneve



3ème Prix :
@sta_citron
Je participe donc à ce concours proposé par le @salondulivregeneve avec ma saga préférée: Harry Potter. Alors oui, ça fait choix bateau mais ces livres m'ont appris beaucoup de choses importantes sur la vie, sur l'amitié et la confiance. Et je ne peux m'empêcher de les relire, une fois par an. Potterhead et fière d'aimer cet univers magique écrit et imaginé par la grande J.K. Rowling. #concourslivregeneve#concours#harrypotter#books#deathlyhallows#wizard#potterhead#hogwarts#magic#univers#jkr#muggles



4ème Prix :
@justinebenoit1987
Voilà ma lecture du moment, parce que j'adore Marc Levy! Histoire sur 2 livres racontant la recherche de la naissance de l'humanité, aventure d'une archéologue et d'un astrophysicien! En même temps #proudmama car telle mère, telle fille ... elle adore les livres :D
#concourslivregeneve#marclevy



5ème Prix :
@cataclaire
Ne vous fiez pas aux apparences... ! Cité 19 est un livre qui mélange histoire, science-fiction et aventure. L'association de ces genres donne un bouquin très original que j'ai adoré! #concourslivregeneve#stephanemichaka



6ème Prix :
@sandrinarr
#concourslivregeneve@ravenne357 parce que j'adore ce mélange des genres policier thriller francs-maçons. Je compte acheter tous les romans de cet auteur @salondulivregeneve



7ème Prix :
@leslecturessucrees
Je participe avec plaisir au #concourslivregeneve organisé par @salondulivregeneve je vous présente ma lecture du moment : il s'agit de la trilogie HUNGER GAMES que je lis en marathon pendant 3 semaines. J'adore cette saga et j'admire la complicité entre Katniss et Peeta. J'aimerais être aussi forte et courageuse que Katniss, la fille du feu #book#books#read#reading#hungergames#thehungergames#salongeneve#salondulivregeneve#concours#currentlyreading#lectureencours#district12#suzannecollins#marathonhungergames



8ème Prix :
@jack_la_jack
Fan de rock, j'ai emprunté ce roman à la bibliothèque. Vais-je le conseiller à mes enfants?! #concourslivregeneve#robertmuchamore#rockwar#rock#rock&folk #motorhead#ramones#clash#theclash#ramones#bibliothèquedelaville#lachauxdefonds#livre#lecture#musique#Marshall#casque#salondulivre#book#reading#music



9ème Prix :
@valette_thriller
Puisque j'ai l'intention de camper au salon du livre, voici ma participation avec une mise en scène de "Faims" de Patrick Senécal que je me réjouis de rencontrer, étant donné qu'il est clairement un de mes auteurs préférés et un vrai génie du thriller. Merci à mon fils pour sa participation et merci à vous pour ce concours !  #concourslivregeneve



10ème Prix :
@christelle.charbo
Ma lecture du moment est comme vous pouvez le voir "Les étoiles de Noss Head" de @sophiejomain. Pourquoi ce livre ? Tout simplement parce que j'adore le fantastique et que la plume de Sophie me plonge dans l'univers des loup-garous (et des vampires). Ce livre me permet de m'évader et de tout oublier en me perdant dans la vie (pas de tout repos) des personnages. #concourslivregeneve

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Le concert d'Oxmo Puccino, le 29 avril dernier, en images

Le rappeur poète venait fêter la 30e édition du salon avec un concert gratuit lors de la nocturne du vendredi soir.   

Sur la scène de l’apostrophe, vous étiez nombreux à (re) découvrir son dernier album « La Voix Lactée » sur lequel on retrouve quelques-uns des grands personnages ayant jalonné la carrière d’Oxmo Puccino : la délicatesse de l’homme à la voix de miel, la radicalité du Black desperado, la puissance émotionnelle du Black Jacques Brel, le groove du Black Barry White sur des productions plus Hip Hop, d’une richesse musicale inédite, portée par une rythmique et des claviers qui diffusent des ondes aussi euphorisantes que lumineuses.

 

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L'œil de la Gazette au dernier salon

Le Salon du livre vu par les étudiants de l'Académie du journalisme et des médias...

Fort de son succès ces deux dernières années (plus de 24 000 exemplaires distribués), le quotidien fut de nouveau créé de A à Z par les étudiants de l’Académie du journalisme et des médias (AJM) de l’Université de Neuchâtel et offert tous les matins aux visiteurs. Faites connaissance avec l'équipe de la Gazette »


Téléchargez la Gazette !

et suivez la gazette en live ci-dessous !

 


01.05.2016 - 17h32 - Trois questions à Niels Ackermann 

Tout juste auréolé du Swiss Press Award, le photojournaliste genevois Niels Ackermann (agence Lundi13) a fait un crochet par le Salon du livre pour venir présenter son ouvrage L’ange blanc. Ce livre est le fruit d’un travail réalisé sur le terrain, dans la ville ukrainienne de Slavoutytch non loin de Tchernobyl. L’occasion pour nous de le rencontrer et lui poser trois questions à découvrir en images. 

par Jérémie Favre (AJM)


01.05.2016 - 11h25 - Cadavres exquis en couvertures

Un petit tour du Salon du livre de couvertures en couvertures, attrapées au coin d’un stand et assemblées selon les règles du cadavre exquis. Sélection.

par Lola Le Testu (AJM)

 

 


30.04.2016 - 13h25 - Combien de pas fait-on au Salon du livre ?

Avec une surface d’un peu plus de 30’000m2, le Salon du livre de Genève se distingue par son gigantisme. En longeant les différentes avenues et en slalomant entre les stands, les visiteurs parcourent plusieurs centaines de mètres, voire kilomètres, selon le temps passé à se balader. Nous avons voulu en savoir plus sur la distance que pouvait parcourir un passionné de lecture à l’aide d’un podomètre. La réponse en images. 

par Jérémie Favre (AJM)


30.04.2016 - 16h06 - Hugo, youtubeur spécialiste des « Questions Cons » 

Affalé sur un fauteuil jaune canari, le youtubeur français Hugo évoque son parcours, entre sérieux et franche déconnade. Autour de la scène, une foule d’ados trépignants serre les rangs. Les jeunes, c’est le premier public de Hugo, qui ponctue ses phrases à grands coups de « walla », « grave » et « frère ». 

Il a récemment sorti un livre reprenant le principe de sa chaîne youtube, « Les Questions Cons », où il répond aux interrogations les plus inutiles. Combien de temps pour vider un stylo Bic ? Pour lui, c’est cinq jours, avec pour résultat une vidéo qui frôle les deux millions de vues. Potache, il précise « Merci à celui qui a posé cette question. Je me suis chopé une tendinite walla ! ». Derrière lui est projetée une phrase qui semble être le titre de la table ronde : « Le kebab, ma mère et la France ». Sa mère, justement. Après un débat sur le prix des kebabs avec son public, il y revient. « Ma mère est merveilleuse. Ma mère n’est pas Suisse. Mais elle vous adorerait tous ». Rieur, il se tourne vers la jeune fille qui l’interview : « Et toi, ta mère, ça va ? ».

par Lola Le Testu (AJM)


30.04.2016 - 16h01 - Parrains&Poulains : rencontre entre auteurs confirmés et débutants

« La lumière s’allume et se propage lentement dans la cuisine. » Ou pas. « La tournure de phrase est certes poétique, mais pas réaliste. » Tels sont les sujets qui peuvent être discutés entre parrains et poulains, un programme mis en place par le Salon du Livre, qui organise la rencontre entre jeunes auteurs et auteurs confirmés. Thomas Sandoz, vainqueur du prix Schiller 2011, a dialogué avec Esther Perrenoud, jeune locloise de 18 ans. Mais s’il est souvent question de style et d’écriture au cours de ces rencontres, les discussions touchent aussi à des questions plus terre à terre. « C’est l’éditeur qui choisit le titre du livre. Le monde du marché du livre n’est pas très poétique », explique pragmatiquement l’écrivain. Et là, pas question de se laisser faire. C’est ainsi que Thomas Sandoz conçoit son rôle de mentor et prodigue ses bons conseils à son poulain. Esther Perrenoud publiera son prochain ouvrage, L’envol de l’oiseau vert aux Editions LEP en septembre prochain.

Ces rencontres nourrissent aussi bien les auteurs en herbe que les écrivains confirmés. C’est la raison pour laquelle parrains et poulains sont invités à raconter leur expérience dans un recueil publié chaque année au Salon du Livre.

par Anne-Julie Ruz (AJM)


30.04.2016 - 15h22 - Alias Mark Zellweger

Mark Zellweger n’est pas son vrai nom. Mais c’est celui qui figure sur la couverture de ses romans. Il paraîtrait que l’homme est un ancien agent des renseignements. Lui assure que non, il était seulement « proche de ce milieu ». Ce qui est certain, c’est que Mark Zellweger est maintenant un écrivain, connu pour ses thrillers géopolitiques sur fond d’espionnage. Retour sur le personnage en trois questions clés. 

par Lola Le Testu (AJM)


30.04.2016 - 15h20 - Rencontre entre Luc Ferry et Vincent Peillon

Ils ont tous deux exercé la fonction de ministre français de l’Éducation pendant 1 an, 10 mois et quelques jours. Tous deux sont philosophes et partagent la passion de l’écriture. Ils se retrouvent au Salon du livre pour parler bouquins, philo et politique. Voici six citations qui résument la rencontre :

  • « Je n’ai aucun talent d’écrivain pour la fiction. J’ai déjà essayé. C’était nul à chier. J’écris clairement, mais sans talent. » Luc Ferry
  • « Le Salon du Livre, ce n’est pas seulement signer des livres, mais c’est aller à la rencontre du public. C’est lui qui continue l’histoire. » Vincent Peillon
  • « Pour moi, le roman policier offre une liberté de penser qu’on n’a pas en politique ou en philosophie. » Vincent Peillon
  • « La langue de caoutchouc, c’est dire quelque chose et son contraire dans une même phrase. C’est dire que la liberté d’expression est formidable mais qu’il ne faut pas en abuser. Pour ça, Chirac était un champion. » Luc Ferry
  • « Notre avenir, c’est la jeunesse. Si personne ne veut  être ministre de l’Éducation, c’est que notre pays va mal. Tout est fait pour qu’on ne travaille pas sur le fond. » Vincent Peillon
  • « Il y a deux projets dans le transhumanisme. D’abord, Google et Calico cherchent à augmenter la vie humaine jusqu’à 130 ans. On a réussi avec des souris qui vivent jusqu’à 30 pourcent plus longtemps, et mieux. Ensuite, ils cherchent aussi à corriger les inégalités naturelles, comme la maladie de Huntington. » Luc Ferry, à propos de son livre : La révolution transhumaniste.

par Anne-Julie Ruz et Jérémie Favre (AJM)

 


29.04.2016 - 20h14 - Alain Mabanckou à la rescousse du français

« Les langues africaines doivent venir au secours de la pauvre langue française ! » Trop de métaphores, pas assez de qualificatifs. De passage ce matin au Salon africain, l’écrivain congolais Alain Mabanckou n’a pas mâché ses mots. Peut-être un effet de cette demi-douzaine de langues congolaises qu’il connaît. Des dialectes plus directs et pleins d’images. « Quand j’écris en français, il y a toujours cette sorte de nervosité des langues congolaises. » Un accent africain qu’il a décidé d’intégrer à la littérature française plutôt que de le dissimuler. 

par Joëlle Cachin (AJM)


29.04.2016 - 19h02 - « L'émotion c'est le critère », pour l'éditeur chaux-de-fonnier Torticolis et Frères

Saviez-vous que la Suisse romande compte des dizaines de petites maisons d'édition ? Peu connues du grand public, il est possible au Salon du livre de découvrir leurs stands miniatures nichés entre les étalages des gros éditeurs. Comme celui de Torticolis et Frères, maison d'édition chaux-de-fonnière menée bénévolement depuis quatre ans par Tristan Donzé et Alexandre Correa. Leurs critères de sélection ? Aucun. Ces amoureux de littérature défendent avant tout la subjectivité dans la lecture et l'intuition dans le choix des textes. « L'émotion, c'est ce qu'il y a de plus rationnel, lance Alexandre. Elle est fondamentale dans la vie », précise ce professeur d'Histoire de l'art à la Haute École Professionnelle.

par Lysiane Christen (AJM)


29.04.2016 - 18h52 - La sexualité, ce que c’est compliqué!

Pas facile de s’accorder du plaisir, explique Catherine Blanc. Cette sexologue française et auteure de plusieurs livres sur le sujet racontait, cet après-midi sur la place du Moi, le terrain miné qu’est la sexualité. « On ne prend pas le temps de se faire du bien. Par contre on a une capacité incroyable à vivre avec la souffrance. » Beaucoup d’humour et de sourire pour raconter la sexualité à un public un peu sur la réserve. Catherine Blanc confirme : « C’est assez compliqué pour les gens de recevoir un discours public sur la sexualité. Mais c’est à respecter, chacun fait son cheminement interne.»

par Joëlle Cachin (AJM)

 


29.04.2016 - 17h24 - Raphaël Mezrahi "On est sur terre pour chercher Falbala"

Raphaël Mezrahi a présenté vendredi son album La bande à dessiner au Salon du livre. Une BD composée uniquement de bulles. Libre ensuite au lecteur d'inventer et dessiner les personnages qui vont avec. Nous lui avons posé 3 questions essentielles.

par Lysiane Christen (AJM)

 


29.04.2016 - 14h12 - Les lecteurs de Coelho plongés dans le monde de l'auteur

A l'occasion de la venue de l'écrivain brésilien dimanche, le salon lui a consacré une exposition. Elle présente des effets personnels et nous remémore les plus grandes phrases du romancier. Au sortir de ce voyage littéraire, les visiteurs ont livré leurs impressions...

par Valentine Zenker (AJM)


29.04.2016 - 12h45 - Visitez la Fabrique en images

Des lecteurs invités à prendre la plume. C’est l’idée de la fabrique. Ce drôle d’appartement, où chaque pièce est une couleur. Et où les visiteurs peuvent recouvrir les murs de messages : mots d’amour dans la chambre à coucher, super-pouvoirs fantasmés ou réels dans la chambre d’enfants, recettes gourmandes dans la cuisine et selfies devant le miroir de la salle de bain. Drôles ou malheureux, plein d’humour ou plus introspectifs. Peu à peu la couleur des murs disparaît sous les dizaines d’empreintes laissées par les visiteurs.
 
par Joëlle Cachin (AJM)

La fabrique, un appartement où chaque pièce est une couleur
 
Le lit des parents recouvert de mots d’amour
 
Histoire ou déclaration d’amour,
chaque visiteur laisse son emprunte
 
Parcourir la pièce, c’est parcourir des dizaines de messages d’amour
 
Dans la salle de bain, c’est selfie à gogo
 
C’est devant le miroir de la salle de bain que les visiteurs peuvent prendre leur selfie
 
La cuisine : le lieu des recettes en tout genre
 
Recettes et messages politiques font parfois bon ménage
 
 
Dans la chambre d’enfant, l’humour côtoie parfois les larmes
 
 

 


28.04.2016 - 18h00 - La Gazette en arabe

Voyageons quelque peu ! Pour ce faire, Bachir Hamzeh nous a reçu sur son stand de calligraphie.

Voici donc la Gazette du salon tout en arabesques ! Admirez le travail !

par Lauren Hostettler (AJM)


28.04.2016 - 16h50 - On mène l’enquête !

Le célebrissime Richard Camembert, dont personne n’avait jamais vu le visage était attendu avec ferveur à Palexpo. Il n’aura rien dédicacé : son corps a été retrouvé, sans vie, dans le salon. Le décor était posé. Le Cluedo littéraire peut commencer.

Des équipes sont parties alors à la recherche de différents indices pour un jeu de piste grandeur nature. Photos, articles de presse, lettre anonyme ou rencontres avec des comédiens, chaque information a servi à reconstituer les faits. Chaque groupe devait inventer son propre scénario à présenter à la fin du jeu.

Pour la première fois au Salon du livre, ces ateliers ont pour but de stimuler la créativité des écoliers. Pas toujours facile pour les jeunes de s’improviser romanciers. Qui a tué Richard Camembert ? Le pauvre écrivain se serait fait assassiner par un personnage de son dernier roman ou des tueurs loups garous.

par Lauren Hostettler (AJM)


28.04.2016 - 15h40 - Les 5 livres qu'on achèterait seulement pour leur couverture

Au Salon du livre, il y a beaucoup de livres. Parmi les tonnes de papier qui se bousculent sur les stands, comment choisir ? Bien souvent, c'est d'abord la couverture qui nous fait de l'oeil. Chacun dans leur style, zoom sur les plus...

par Valentine Zenker (AJM)

Le plus décalé
 
Le plus profond
 
Le plus enfantin
 
   
Le plus exotico-arménien
 
   
Le plus alléchant
 

 


28.04.2016 - 14h38 - Fathi Derder "Je ne pense pas que le livre va disparaître"

Fathi Derder (conseiller national, PLR/VD) et Johan Rochel (philosophe, docteur en droit et vice-président du think-tank Foraus) ont débattu au square des auteurs. Sur les thèmes de l'immigration et de l'innovation, les deux hommes ont discuté des questions abordées dans leur ouvrage publié l'an dernier.

Par Valentine Zenker (AJM)

 


28.04.2016 - 11h00 - La gastronomie d'hier et d'avant-hier

Au menu aujourd'hui, des plats tout droit sortis de l'ère préhistorique. Sur le plan de travail dernier cri, des silex et des pots en terre cuite. On moud avec des os, on cuit sur des pierres.

Ce matin, Yvan Schneider a concocté des feuilles de chou farcies, comme à l'époque romaine ou encore des rissoles au lard et fruits secs, une recette du Moyen Age. Il s'inspire du premier livre de cuisine, celui du romain Apicius. On peut participer et même goûter !

Cet Epicurien se passionne pour la cuisine, qu'il enseigne, et l'histoire de la nourriture à travers les âges. Il est l'auteur de Petite histoire de l'alimentation en Suisse. Dommage pour nous, les silex ne sont pas fournis avec le manuel !?

par Lauren Hostettler (AJM)

 


27.04.2016 - 19h42 - Christiane Taubira émeut son public au Salon Africain

Christiane Taubira démissionnait en janvier dernier du gouvernement français. Un mois plus tard, elle publiait son livre Murmures à la jeunesse. « C'est mon adieu politique », explique-t-elle lors de sa conférence au Salon Africain cette après-midi. Une décision qui lui vaut bien des admirateurs. Une foule de visiteurs se presse en fin de journée pour faire dédicacer leur exemplaire. Regards complices, embrassades : Christine Taubira et son public sont fusionnels. Ce qu'elle ne manque pas de préciser dans son discours: « J'aime les gens. J'aime tout le monde ». Une femme verse une larme : « Ca me fait du bien d'entendre le mot amour ».

par Lila Erard (AJM)


27.04.2016 - 17h38 - Christiane Taubira "J'ai accès au monde à travers les livres"

Durant la conférence "Une heure avec Christiane Taubira" au Salon africain, l'ancienne Garde des Sceaux du gouvernement de François Hollande parle de ses combats et de sa passion pour la littérature.

par Caroline Toussaint (AJM)

 


27.04.2016 - 17h24 - François Lévesque, un canadien fantastique au Salon du livre de Genève

par Caroline Toussaint (AJM)

 


27.04.2016 - 16h25 - Emma Daumas se livre à la booktubeuse Margaud Liseuse

L'ancienne candidate de la Star Academy présentait aujourd'hui son premier roman Supernova sur l'espace young adult. Sur le ton de la confidence, elle décrit les « mécanismes inhumains du télé-crochet » qui l'ont poussée à écrire. Bien que son livre soit destiné à un public jeune, ce sont ses anciens fans, aujourd'hui la trentaine, qui l'écoutent attentivement.

L’héroïne du roman, Annabelle, participe à Starcatcher, mais ses rêves de chanteuse sont vite brisés par la cruauté du marketing. « Si tout n'est pas vrai dans ce roman, tout est réaliste », précise Emma Daumas. 

par Lila Erard (AJM)


27.04.2016 - 7h30 - La palette de 5000 gazettes intitulée "Le mercredi" est livrée 

A 8h30, le quotidien est déposé aux points info, à l'entrée VIP, sur les librairies, il est partout!

A 9h30, le salon ouvre ses portes. 

#cestparti

#lasuiteavenir

 



L’équipe de la Gazette du Salon
 

Rédacteur en chef
Christophe Passer (Matin Dimanche)

Étudiants de l’Académie du journalisme et des médias (UNINE)

Sur le quotidien la Gazette (étudiants de 2e année)
Maxime Fayet
Sandra Hildebrandt
Noémie Matos
Romain Michaud
Delphine Riand
Steve Resen
Amélie Rossé
Pauline Rumpf
Marielle Savoy​

Sur la Gazette en live (étudiants de 1ère année)
Joëlle Cachin
Lysiane Christen
Lila Erard
Jérémie Favre
Lauren Hostettler
Lola Le Testu
Anne-Julie Ruz
Caroline Toussaint
Valentine Zenker

Merci à Annik Dubied, Directrice de l’AJM.
 
Réalisation (Mag Tuner)
Thomas Zoller (Directeur général)
Pierre Boesh

Correction
Stéphanie Sarfati 
Adrian Stiefel

Editeur
Salon du livre et de la presse de Genève

En partenariat avec

Mag Tuner     Université Neuchâtel

 

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Les auteurs de la 30e

Ils étaient 821 en 2013, 856 en 2014, 1'050 en 2015, 1'200 en 2016...

Ils savent comme personne nous glacer le sang, nous mener vers des contrées lointaines, parler de bien-être, s'interroger sur le monde qui nous entoure, nous faire rire et pleurer... Ils ? Ceux et celles qui participent à cette édition 2016 pour notre plus grand bonheur et surtout le vôtre !  

Avant de vous dévoiler la liste complète des auteurs, nous vous donnons un avant-goût du cru 2016 »

 

La liste des auteurs présents est régulièrement mise à jour ici #restezconnectés

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Je me demandais...

Et toi, tu lis comment ?

Tu lis lentement. Très lentement. La réponse à la question « tu lis quoi en ce moment » nous propulse immédiatement dans « Un jour sans fin ». Bill Murray forever.

Tu lis monomaniaque. Au hasard, que des polars. C’est ta blanquette de veau littéraire. Rassurant, simple et sans mauvaise surprise.

Tu lis nymphomane. Tu jongles avec plusieurs bouquins en même temps. Ton cerveau est cent fois plus flippant que celui du joueur d’échec de Zweig. Alien.

Tu lis en déformation. Tu déformes direct le nom du personnage principal et au final, tu as lu un bouquin inexistant. Ok, tu es dyslexique.

Tu lis chassé-croisé Juilletistes/Aoûtiens. En gros, tu ne lis que l’été. Pire, que le Goncourt. Pire, le Goncourt l’été.

Tu ne lis pas. Trace ta route.

Tu lis 2.0. T’es lèbe. T’es ebook. T’es Kindle.T’es BleuFire. T’es Ok. T’es Bath. T’es In.

Tu lis furieusement. Tu cornes les pages, tu laisses l’équivalent du Sahara dans tes bouquins, tes couvertures sont invariablement tatouées du dessous d’un mug de café. Je ne te prête pas mes livres en somme.

Tu lis bibliographiquement. Tu lis le bouquin d’un auteur, tu lis TOUS les bouquins de l’auteur. Bon, si tu t’attaques à Szilárd Borbély, ton entourage est sauvé. Il n’a sorti qu’un bouquin. Méfie-toi si tu lorgnes sur Ryoki Inoué, qui a publié 1075 livres… Vie sociale réduite à néant en vue.

Tu lis vintage. Pour toi, aucun livre édité après 1850 ne vaut le coup. Tu respires Stendhal, tu parles Balzac, tu chantes Béroul, tu manges La Rochefoucault. Tu portes une fraise.

Tu lis sexuel. Oui tu dévores tous les « mommy porn ». Et tu as l’impression  de (re)découvrir l’érotisme. Va acheter Les onze mille verges d’Apollinaire et reparlons-en.

Tu lis sans pause. Tout le temps. Tu ingurgites les bouquins comme moi les bouteilles de Faugères. Tu fous des complexes. Je te hais secrètement.

Tu lis frime. Tu as toujours un super bouquin méga intello qui dépasse de ton sac/poche arrière de jean. Mais tu ne lis que les 4ème de couverture.

Tu lis papier glacé. Exclusivement des magazines. Scientifiques, sociétaux, féminins, géopolitiques, médicaux. Tu fuis la fiction comme moi Le Grau du Roi.

Tu lis. Et c’est bien l’essentiel.

 


14.04.2016 - Les sagas sont-elles casse-gueule ?

On ne l’attendait pas vraiment, voire pas du tout, mais les producteurs n’ont pas résisté à nous en remettre une couche. « Les visiteurs, La révolution » est bel et bien arrivé sur les écrans. Et n’a certainement pas fait l’unanimité au sein des critiques. Sophie Marceau le dit pourtant tellement bien dans le film « Pour Sacha » : « Quand on aime il faut partir ». Alors pourquoi s’acharner ? Massacrer ce qui aurait pu rester une belle parenthèse en la transformant en une agonie douloureuse et pathétique ?

Les réalisateurs/écrivains ne SAVENT-ils pas, n’ARRIVENT-ils pas ou CHOISISSENT-ils de ne pas s’arrêter ? Et nous, lecteurs/spectateurs, sommes-nous les dindons de la farce ou les complices pervers d’une histoire interminable qui finirait en intoxication alimentaire à force de singer Valérie Lemercier dans l’exquis Palace (« Je reprendrai bien de cette merde. ») ?

En fait, comme toute bonne histoire d’amour, il est bien difficile de trouver la limite. Cette fameuse limite qu’il faut respecter pour ne pas transformer le merveilleux en détestable.  La Bicyclette bleue, dix romans, a su justement nous faire traverser une adolescence étoilée de mille fantasmes  grâce à une Léa chaude comme la braise et un François mystérieux et dominateur. Au final, un apprentissage de la vie (oui, oui, le désir sexuel est toujours augmenté lors de conflits sanglants) et des leçons d’histoire (Seconde Guerre Mondiale, Vietnam, Cuba, Algérie… Ou comment cartonner au Bac mention Deforges). A caser donc dans la catégorie « merveilleux ». Les  Rougon-Macquart de Zola… Vingt romans racontant « l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire ». Déjà Germinal ne donnait pas forcément envie de vivre mais là on flirte méchamment avec de la torture pure et simple. Dans le genre « quand y’en a plus, y’en a encore », « La grande Bouffe » de Ferreri semble être, à côté, une ode à la digestion facile et rapide sous St Yorre. A caser donc dans la catégorie « détestable ».

Mais comme toute bonne histoire d’amour, il y a aussi le pervers « c’est détestable donc merveilleux ». Au pif. Le Trône de Fer (ou Game of Thrones pour les adeptes des Skyscrapers). C’est long, douloureux mais addictif. On n’y comprend plus rien, on mélange toutes les familles, les repères géographiques mais la date de sortie de chaque tome/épisode compterait plus que celle de l’anniversaire de notre mère.

La pub clamait : « un verre, ça va ; trois, bonjour les dégâts ». Evidemment, rien n’est aussi simple en littérature. Une suite peut être à l’origine d’un avortement d’une future-ex saga. Un septième tome peut encore enflammer les foules. Une trilogie peut contenter tout le monde. Bref, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! Perso, je suis plutôt attirée par un « one shot » mais le plaisir peut se trouver partouze. Heu. Partout.

 


7.04.2016 - Comment vivre sans Jim Harrison ?

J’étais à Marseille le week-end dernier. Les calanques, le soleil, la mer et le poisson grillé me donnaient mille idées déconnantes pour ma chronique. J’allais parler de sardine, de savon au pastis, de lectures honteuses de plage, du poids des romans sur ses seins lorsque l’on lit sur le dos, sur les mots fléchés puissance 4… Poilant quoi.

Mais la nouvelle est tombée dimanche en fin d’après-midi pendant que j’attaquais mon huitième cookie double chocolat (une fringale passagère). Jim Harrison est mort. Impossible d’avaler ma bouchée sablée, coincée dans ma gorge par les larmes. Jim Harrison est mort. Dans la foulée, mon amoureux ajoute qu’Alain Decaux a disparu, lui aussi.  Je ne vois pas le rapport, je me fous totalement des panneaux publicitaires urbains (l’émotion m’a fait confondre avec JC Decaux. Bref.) Jim Harrison est mort. Je suis totalement désemparée donc je me jette sur mon frère (l’intello qui lisait Spinoza à 15 ans – cf La mode a-t-elle kidnappé la littérature ?) qui me répond laconiquement « Ah, encore ». Quoi « encore » ?  Mais il n’est jamais mort, trop occupé à écrire des monuments littéraires, à manger du fromage de tête au p’tit-dej, à descendre des quantités d’alcool à faire pâlir tous les dionysiens, à reluquer les culs des jeunes filles, à célébrer la nature et à tuer des serpents à sonnette. Je comprends rapidement que mon frère n’est pas un intello. Il a confondu avec Jim Morrisson. Doublement effondrée.

Jim Harrison est mort. Et je me sens orpheline. Parce qu’il est mort un crayon dans la main, écrivant un poème. Parce qu’il créait toujours et apaisait ma vie à chaque nouveau roman. Parce que sa carrure de grizzly cachait un homme d’une folle sensibilité. Parce que sa colère contre une Amérique violente et sa fascination pour le peuple indien me poussaient à mieux réfléchir au monde qui nous entoure. Parce que je le rêvais en grand-père mi-bougon, mi-fantasque m’entraînant à travers son Montana, m’invitant à comprendre cette nature si sauvage que nous ne connaissons pas ici, m’initiant très jeune aux plaisirs des vins et de la bonne chère.

Jim Harrison est mort. Son traducteur, Brice Matthieussent, bosse sur son dernier ouvrage et a l’impression de le « tuer une seconde fois ». J’estime qu’il nous fait un ultime présent, celui de donner un souffle de vie à « Big Jim » une dernière fois avant de le laisser définitivement partir. Je saurai apprendre à l’aimer avec nostalgie. A lui rendre hommage en lisant et relisant ses œuvres. A glisser ses bouquins dans la bibliothèque de ma fille. A ne plus fantasmer sur Brad Pitt dans l’adaptation ratée de « Légendes d’automne ».

Jim Harrison est mort. Et j’ai comme une folle envie de tripes et de Chinon. Merci d’avoir rendu la tête de veau sexy vieux borgne. 

 


21.03.2016 - Livre/amant : même combat ?

Je passais l’autre jour devant ma bibliothèque et m’arrêtais pour faire un scan des livres qu’il me reste (cf – Doit-on prêter ses livres ?). Mon regard balayait l’ensemble des titres des bouquins et plusieurs fois je me suis posée la question « de quoi ça parle déjà ? ».

Après une relecture de la quatrième de couv’, le topo du roman me revenait assez rapidement. Et j’étais assez gênée car je me souvenais l’avoir vraiment apprécié. Mais alors, pourquoi le titre ne me « ring pas la bell » comme on dit (ou pas) ? Et j’ai dû me rendre à l’évidence : les livres nous jouent des tours. Un peu comme les amants d’une nuit. Sur le coup, on mise sur un souvenir impérissable de nos étreintes censurées mais quelques années après, impossible de se souvenir des noms, des traits, des gestes… Le roman se transforme parfois en amant fantôme. Difficile exercice qu’est celui de remettre correctement des images, des mots, un contexte, une ambiance sur un titre.

Et me voici devant la bibliothèque à réfléchir à quels romans je peux attribuer le mérite de m’avoir réellement touchée. Ils sont peu nombreux en fait. Parmi cette grosse poignée, il y a Vendues de Betty Mahmoody et Zana Muhsen, lu quand j’avais dix ans, ravagée par une angine aux Arcs 1850. J’avais adoré les photos témoignages du milieu avec Jean-Pierre Foucault (ok, c’était peut-être les prémices de mon penchant pour la presse people). Rebecca de Daphné du Maurier. J’avais douze ans. Rebecca, cette nana fan de voile, ultra-distinguée, hautaine, machiavélique, cruelle, totalement frappée… Une vraie Lilith de la campagne anglaise. Méga coup de cœur. Je le relis chaque année. Tendresse infinie pour ce roman. Légendes d’automne de Jim Harrison. Offert par un inconnu chez la Belle Hortense à Paris entre deux coups de Brouilly et de langues, il m’a instantanément fait tomber amoureuse d’une littérature américaine qui m’était jusque-là étrangère. Je n’ai, depuis, cessé de m’avaler du Bass, Johnson, Brautigan, Tesich, London, Irving, Burroughs, Kerouac, Wolfe… Et puis Les Détectives sauvages de Roberto Bolaño. Parce que lire du Bolaño, c’est une expérience unique. On n’en ressort pas indemne. C’est chargé, c’est brutal, c’est éclaté. C’est merveilleux. Une liberté totalement nouvelle qui me surprend encore aujourd’hui. Et puis aussi parce qu’il m’a menée vers son 2666 que je n’ai jamais réussi à finir. Challenge perso.

Ces quelques romans sont finalement très différents. Mais sont, à leurs manières, des racines m’entraînant vers des ramifications sans fin qui m’invitent à découvrir des pépites littéraires. Parfois. Pas souvent. Un peu comme les amants d’une nuit donc.

 


14.03.2016 - La mode a-t-elle kidnappé la littérature ?

J’ai grandi entourée d’hommes. Trois frères et un père. Un grand frère brillant. Intello. Qui lisait Spinoza à 15 ans pendant que je faisais des tests de personnalité dans Jeune & Jolie et découpais des images des Spice Girls pour les ranger hystériquement dans mes classeurs. J’ai donc longtemps été cataloguée comme la sœur futile et peu réfléchie. Pourtant je lisais. Certes, pas de philo au petit-déj clope roulée au bec mais je lisais. Beaucoup. Mais mes lubies d’ado annulaient instantanément, à ses yeux, mon amour pour la littérature. En clair, la légèreté ne pouvait être compatible avec la connaissance et le savoir. Je suis devenue femme avec cette dualité en moi. Etre capable de péter mon prêt à la conso dans des chaussures ET passer ma vie en librairie ? Difficile à conjuguer dans mon esprit. Et peut-être/sûrement dans celui de la société. Ma fascination pour la mode ne me permettait donc que de disserter du dernier épisode des Ch’tis à Mykonos ?

Mais c’était sans compter l’apparition d’un phénomène étrange. Le livre a quitté les bibliothèques poussiéreuses, n’a plus été le monopole des célibataires à chats, n’a plus été le sujet soporifique de dîners. Le livre est devenu roi de la stratosphère fashion. Il squatte par millier la boutique de St Germain des Près de Sonia Rykiel, il a poussé Karl Lagerfeld à ouvrir sa propre librairie dans le 7è arrondissement de Paris, il se transforme en minaudière brodée chez Olympia Le-Tan, il sort d’une malle Vuitton sous forme de nouvelles inédites signées par onze écrivains et éditées par Gallimard, il a inspiré le romancier Nicolas Rey qui a accouché de trois nouvelles érotiques pour la marque de lingerie RougeGorge.

Et ça m’angoisse en fait. Parce que même si je trouve plutôt drôle que les gourous de la mode se posent en Prix Nobel de la littérature, une question me taraude : suis-je assez lookée pour bouquiner ?

 


07.03.2016 - Pourquoi je ne lis pas de poésie ?

Comme chaque matin, j’écoutais Augustin Trapenard animer « Boomerang » sous ma douche. Comme chaque matin, je buvais ses paroles (et l’eau chaude qui coulait du pommeau) et celles de son invité. Michael Lonsdale venait ce vendredi en qualité de parrain du Printemps des Poètes. Ce qui m’a donné l’occasion de réfléchir à mon rapport à la poésie pendant que mon masque capillaire posait. Ou plutôt à mon manque de rapport. Je ne lis pas de poésie. Je suis nulle en poésie.

Le camembert marron du Trivial Pursuit m’échappe à chaque fois car je suis persuadée que La terre est bleue a été écrite par Apollinaire. Je ne suis capable que de citer les deux premiers vers de Demain, dès l’aube de Victor Hugo (« Je partirai »… Mais où ??). J’ai parcouru Une saison en enfer de Rimbaud quand j’étais lycéenne car je trouvais que ça collait parfaitement à mon look hippie. Les termes anacoluthe, assonance, asyndète, chiasme (vraiment ?) et autres diérèses me condamnent à fuir le rayon poésie des librairies.

Mais ce matin, en sortant de la douche, j’ai pris le problème à bras le corps et ai ouvert le Larousse qui  indique que la poésie est l’ « art d'évoquer et de suggérer les sensations, les impressions, les émotions les plus vives par l'union intense des sons, des rythmes, des harmonies, en particulier par les vers ». Tout est devenu clair. Céline Dion qui fait rimer « louanges et vendanges » est poète. Le relou du métro qui tente le « ton père est un voleur car il a volé toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans tes yeux » est poète. Gainsbourg, que j’adore, a muté la chanson en poésie en remixant Rimbaud ou Baudelaire (Les paroles de Cargo Culte, Mon Dieu !).

La poésie n’est pas donc pas le problème. L’idée classique et un poil réac' que je m’en fais en est un. La poésie n’est pas mathématique, n’est pas le souvenir d’obligations scolaires ou le reflet de textes alambiqués que l’on peut pénétrer seulement sous substances. La poésie se trouve dans mon quotidien, dans mes ressentis, dans mon imaginaire. La poésie n’est pas obligation mais innée. Serait-ce le début d’un prose combat ?

 


29.02.2016 - Doit-on prêter ses livres ?

En fin de soirée, je me retrouve très souvent perchée sur un fauteuil à chercher LE livre que je veux prêter à mon ami(e) sur le départ.  Est-ce l’alcool ou une confiance en moi exagérée (peut-être y voir une relation de cause à effet), je veux toujours partager ma passion lecture à trois heures du mat’ et me sens fière comme Artaban lorsque mon invité repart avec une pile de romans sous le bras. Persuadée que mes conseils de critique littéraire avinée changeront à jamais sa perception du monde de l’écrit.

Quelle erreur n’ai-je pas commis ? Parce qu’en fait prêter un livre, c’est risquer de :

- le retrouver corné. (Est-ce que je rends les pantalons de mes amies avec un nouvel ourlet, moi ?)

- le retrouver « stabiloté ». (Franchement, certaines personnes semblent si passionnées par leur lecture qu’elles ne peuvent s’empêcher de surligner en vert fluo certains passages. Comme s’ils feuilletaient leur Lonely Planet rubrique hôtel.)

- le retrouver déçu. L’ami hein, pas le livre. Il n’a pas été convaincu par ton roman « préféré de toute la vie ». Douleur d’un coup de poignard dans le cœur. L’ingrat n’est pas à la hauteur de tes lectures, assurément.

- ne pas le retrouver. Le livre hein, pas l’ami. Parce que mille fois tu as songé à créer une petite fiche style bibliothèque pour te souvenir à qui et quand tu as prêté tel livre. Et puis bon. Tu as eu peur de passer pour une désaxée. Donc tu as fait confiance à ta mémoire. C’était sans compter qu’à trois heures du matin, ton taux d’alcoolémie n’atteint pas le niveau de la mer. Un peu plus le Mont Gerbier de Jonc. Alors, évidemment impossible de se souvenir qui est l’infâme qui ne t’a jamais rendu Mon chien stupide de John Fante. Et tu enrages car tu apprends qu’il n’est plus édité. Alors trop c’est trop, tu décides d’arrêter de prêter tes bouquins. Jusqu’à la prochaine bouteille de vin…

 


22.02.2016 - Le velours est-il l'uniforme de l'écrivain ?

Steve Jobs avait son col roulé noir. BHL a une chemise blanche légèrement très déboutonnée. Marc Jacobs porte des jupes. Christophe Barbier ne quitte jamais son écharpe rouge. Kim Kardashian,…. Kim Kardashian ne porte pas de vêtement. Et il y a l’écrivain. Et son éternel velours. Décliné tantôt sur pantalon, tantôt sur veste. Matière rassurante et chaude. Invariablement liée à l’odeur miellée et cireuse de la pipe. L’écrivain ne manierait-il donc jamais les codes mode avec autant de dextérité intellectuelle que sa plume ?

J’aurais pu l’accepter. Passer à autre chose. Tourner la page. Mais un auteur est venu dégoupiller toutes mes certitudes, a détruit tous mes clichés (tous mes alambics, plein de ciguës, plein d'arsenics).

C’est l’auteur franco-congolais Alain Mabanckou. Connu pour son style d’écriture unique, il l’est tout autant pour ses looks dingos et colorés qui mettent de bonne humeur. Tiré à quatre épingles, il passe pour le roi de la sape, et c’est doublement vrai ! Parce qu’Alain Mabanckou, outre un sens aigu de la mode, connaît parfaitement l’univers des sapeurs. Sapeur, dérivé de sape, littéralement Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes,  mode vestimentaire populaire née au Congo, vénérée par tous les dandys et sujet de son roman Black Bazar.

Il a donc suffit d’un costume à la coupe parfaite, d’une paire de lunettes ronde et transparente et d’une casquette de gavroche en cuir pour faire valser tous les clichés germanopratins. Il ne me reste qu’à prendre mes truismes et mes claques, heureuse de voir que la mode et la littérature peuvent s’épanouir ensemble. Parce que le style est tout aussi important sur soi qu’à travers les figures !

 


15.02.2016 - C’est quoi un booktubeur ?

Plus jeune, je mesurais le vieillissement de mes parents à leur ignorance dite culturelle. Résonne souvent en moi le « Corona ? La marque de peinture ? » de mon père lorsque j’évoquais la papesse de la Dance Music. En me jurant d’être toujours à la pointe des phénomènes qui font les époques.

De la tecktonik à la langue de Miley Cyrus en passant par Kev Adams, Twilight, les fesses de Kim Kardashian ou snapchat, je me suis accrochée à l’actualité contemporaine comme un arapède à son rocher.

Jusqu’au jour où l’on m’a parlé des booktubeurs. Immense moment de solitude. Norman et EnjoyPhoenix n’étaient donc pas les seuls à régner en maîtres sur la planète  Youtube ? En marge des tutos beauté, lol cats et autres sketchs, la jeunesse se donne désormais rendez-vous par milliers devant des critiques littéraires 2.0. Entre coups de cœur et coups de gueule, les jeunes bibliophiles animent de véritables messes ultra plébiscitées par les fans de littérature en général, young adult en particulier.

Vous n’avez pas saisi ce dernier terme issu de la langue anglaise ? Aucun souci. L’info à retenir est la suivante : l’ado dévore des romans ! Qu’il soit peuplé de vampires ou de fées, d’histoires d’amour ou d’êtres terrifiants, le monde des jeunes est surtout peuplé de mots. Instantanés et spontanés, ils vibrent et partagent en temps réel. S’ouvrent et s’expriment. Sans fard.

Moi ce serait plutôt sans chemise et sans pantalon. Et avec Rika Zaraï nous attendrons sagement dimanche vingt heures pour savourer les joutes verbales des journalistes culturels qui font le cirque sur la TSF depuis plus de soixante ans. Yolo les gars !

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Le livre de la 30e !

Le Salon du livre et de la presse de Genève 2016 vit sa 30e édition.

Ainsi, depuis trente ans, l’espace d’une génération, chaque printemps la manifestation aux 100’000 visiteurs place Genève au cœur de la vie littéraire et du monde de l’édition francophone. Pour l’occasion, le photographe genevois Fred Merz s’est plongé dans l’édition 2015 du Salon du livre et en a saisi à la perfection l’âme et les vibrations intimes. Une centaine d’auteurs suisses, francophones et internationaux, de Joël Dicker à Douglas Kennedy, en passant par Metin Arditi, Jean-Christophe Rufin ou Marie Laberge, témoignent par ailleurs de leur expérience du Salon du livre et livrent de savoureuses anecdotes au sujet de leurs rencontres avec leurs lecteurs. 

Disponible en librairie dès maintenant !

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Les prix du salon

Le salon fut le théâtre de remises de nombreux prix littéraires

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Parrains& Poulains 2016

Pour la quatrième année consécutive, le Salon du livre et de la presse renouvelle son projet de mentorat artistique.

Expérience unique de transmission, d’échanges et de partage, Parrains&Poulains sera de nouveau représenté par cinq duos littéraires suisses. A l’instar des éditions précédentes, les « Parrains » revêtiront leurs habits de mentor pour conseiller et guider leur « Poulain » dans l’épanouissement de leur talentueuse production littéraire.

Ces cinq couples se rencontreront à de multiples reprises de décembre jusqu’au Salon du livre pour échanger sur la création littéraire, l’édition et la place des auteurs dans la société et ainsi rendre compte au public, durant l’événement littéraire, de leurs entretiens, leurs impressions et d’analyser l’expérience vécue.

Une publication sera réalisée avec des textes inédits de ces dix auteurs, leur portrait et une interview croisée de chacune des paires. Cet ouvrage gratuit paraîtra pour le salon.

Des vidéos captant des moments privilégiées entre « Parrains » et « Poulains » lors de leurs entretiens seront également projetées lors des prises de paroles des auteurs sur le salon.

Retrouvez ici les ouvrages parus en 2013, 2014 et 2015 :

» Télécharger l'édition 2013 (.pdf, 2 Mo)
» Télécharger l'édition 2014 (.pdf, 2 Mo)
» Téléchargez l’édition 2015 (.pdf, 2 Mo)

 

Pour l’édition 2016, les tandems se composent des écrivains suivants :

Blaise Hofmann et Bruno Pellegrino
Eugène et Guy Chevalley
Roland Buti et Julie Guinand
Thomas Sandoz et Estelle Perrenoud
Nicolas Verdan et Guillaume Rihs

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Le Prix 2016 du Salon du livre et de la presse

Pour sa cinquième édition, le Prix du Salon du livre et de la presse a récompensé un roman écrit en langue française, paru entre février 2015 et janvier 2016, porteur de « l’esprit de Genève » : liberté d’expression, humanisme, cosmopolitisme, débat d’idée.

Cette année, le Prix s’est offert deux co-lauréats : Douna Loup pour L’oragé (Mercure de France) et Florian Eglin pour Solal Aronowicz Holocauste (la Baconnière). Le jury, qui s’est enrichi de la critique littéraire du Temps Lisbeth Koutchoumoff, souhaite souligner la force stylistique et l’originalité indéniable de ces deux auteurs genevois très prometteurs. Le jury se compose en outre de Metin Arditi (Président), Laure Adler, Laure Buisson, Paule Constant, Charles Dantzig, Isabelle Falconnier et Charles Méla. Le Prix, doté de CHF 10’000.-, sera remis mercredi 27 avril lors de l’inauguration.

En 2015, cette distinction littéraire a été attribuée à Patrick Rambaud pour son roman Le Maître, œuvre évoquant la Chine du Ve siècle av. J.-C. et la vie de Tchouang Tseu, grand philosophe à l'origine d'un ouvrage fondateur du taoïsme.

En 2014, ce prix est revenu à Pierre Assouline pour Sigmaringen. En 2013, Hoai Huong Nguyen a été primée pour son roman L’ombre douce.

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Hôte d’honneur 2016 : la Tunisie

Révélations de la révolution tunisienne

Que la Tunisie ait choisi, comme fil conducteur, la thématique « Révélations de la révolution tunisienne » témoignait de son désir de se démarquer des visions folkloriques mystificatrices, longtemps alimentées et véhiculées par la propagande touristique. Ce pays ne veut plus être constamment réduit aux images splendides de ses plages, ni à son climat revigorant, et encore moins à quelques sites célèbres ; il vaut certainement davantage que ces stéréotypes. La Tunisie avait entamé, depuis des siècles, les temps modernes et vit une modernité en étroit dialogue avec son immense héritage. Le célèbre musée du Bardo ne représente à ce propos qu’un échantillon de ce patrimoine, car dans chaque ville tunisienne gisent des mémoires millénaires, dont l’éclat montre que l’homme tunisien de jadis était et demeure farouchement libre et qu’il était et restera toujours un agent de la paix perpétuelle.

Durant sa participation à la 30e édition du Salon du livre et de la presse, la Tunisie a célébré son 170e anniversaire de l’Abolition de l’esclavage, le prix Nobel de la paix et la mémoire de Tahar Haddad, ce penseur qui a obstinément soutenu aussi bien la liberté des femmes que la justice sociale. Quant à la révolution tunisienne, elle a appelé son peuple, et l’a même poussé à réexaminer son passé sans l’incriminer, à le recréer sans le trahir et à le considérer autrement, afin de le révéler sous une autre lumière. Ainsi, la présentation de ses plats et gâteaux, de ses vins et huiles n'était point séparée de sa mémoire culinaire, puisqu’à la base de chaque table, on vénère quotidiennement la trilogie de l’antiquité : le blé, l’olivier et la vigne. L’exposition des photos de la Révolution, des affiches de films tunisiens, des mosaïques et des tableaux de peinture resta fidèle à cette mémoire visuelle, régulièrement renouvelée par un regard, tantôt émerveillé, tantôt inquiet, mais toujours vigilant et bien attaché à une réalité étonnement changeante.

Ce regard est en effet traduit de multiples manières : d’abord par l’écriture d’une nouvelle Constitution, puis par une littérature qui ne cesse de se chercher en suivant de nouvelles voies de création, et enfin par la presse, laquelle, sous ses différentes formes, a su donner à la liberté d’expression une tonalité neuve et réellement bouleversante. Le Salon du livre et de la presse de Genève représenta pour les intellectuels de ce pays, pour ses écrivains et écrivaines, pour ses artistes et ses journalistes, une belle invitation à partager avec le très estimable public du salon les révélations d’une inépuisable révolution.

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Trente éditions et pas une ride...

On l’avait baptisé « la 30e ». Avec affection et une pointe de malice. Comme un surnom que l’on donnerait à un ami cher qui traverse les années à nos côtés.

Car oui ! Voilà près de trente ans que le Salon du livre et de la presse de Genève célèbre la littérature dans tous ses états. L’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétro’ mais surtout d’attaquer l’avenir avec engouement et engagement ! Car résolument moderne, le Salon du livre a su évoluer avec les habitudes de lecture (et de ses lecteurs) et s’adapter à un monde chaotique et changeant pour rester dans l’air du temps !

Alors merci à vous, visiteurs, amis libraires, diffuseurs, médias pour votre fidélité. Grâce à vous, avec vous, on continue !

Découvrez le livre réalisé pour l’occasion.

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Les expositions 2016

Le monde de Paulo Coelho

Mais qui est vraiment le Brésilien le plus célèbre de Genève ?

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Titeuf, par la bande

Titeuf est officiellement un ado... Et se fait tailler le portrait par 70 artistes !

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Vincent Munier, photographe de l’Arctique

Des images uniques, dont l’apparente douceur ferait presque oublier la rudesse de ce désert du bout du monde.

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Peut-on encore rire de rien ?

Quand Vigousse contre-attaque avec humour !

 

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Abderrazak Hamouda, un artiste calligraphe au salon

Voyage au cœur d’un art de précision et de sincérité intellectuelle

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Ecrire au Moyen Âge

Les trésors des archives de l'Abbaye de Saint-Maurice

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